Une maternité en forme pour la mère et l’enfant.


La constatation des carences chez la femme.

Le tableau ci-dessous fait état des carences constatées chez les femmes de 18 à 50 ans.
L’indication 9 sur 10 signifie que 9 femmes sur 10 sont en dessous des Apports Nutritionnels Conseillés, (abréviation ANC/jour), en vitamines et minéraux..

Vitamine B1 9 sur 10 Vitamine E 10 sur 10
Vitamine B2 6,2 sur 10 Zinc 10 sur 10
Vitamine B6 7,6 sur 10 Magnésium 10 sur 10
Vitamine B9 8,8 sur 10 Calcium 10 sur 10


Vitamine B1 (9 sur 10) Vitamine E (10 sur 10) Vitamine B2 (6,2 sur 10) Zinc (9 sur 10) Vitamine B6 (7,6 sur 10) Magnésium (8,8 sur 10) Vitamine B9 (8,8 sur 10) Calcium (5,8 sur 10)


De plus, la pilule anticonceptionnelle a des effets négatifs sur les vitamines B1, B2, B6, B9, C, E, les caroténoïdes, le magnésium, le zinc.


Quand débuter ?
L’idéal est de commencer 3 mois avant la conception, sinon dès les premiers jours de la grossesse. En effet, après le 3ème mois, l’apport en vitamines, en minéraux et en huiles omégas 3/6 arrive trop tard pour protéger la mère d’une fausse couche et le foetus de problèmes neurologiques. Cependant passé le 3ème mois, ces apports restent indispensables tout au long de la maternité tant pour la mère que pour le foetus.


Que faut-il prendre ?
Il faut savoir qu’un apport de 2 ou 3 vitamines ou minéraux n’aura aucune action positive. Il y a 13 vitamines, 18 minéraux, 20 acides aminés importants (issus des viandes, des poissons, des oeufs et des végétaux), 3 acides gras essentiels oméga 3, oméga 6 et oméga 9. Tous les éléments doivent être présents à un taux équilibré et efficace.

  • Les incontournables : pour les vitamines sont B6 et B9 et pour les minéraux, le magnésium, le zinc, le fer (si carence prouvée) et le Calcium. Le calcium n’est important qu’à la fin du 5ème mois.
  • Les nécessaires : les vitamines B1, B2, B3, B5, B8, B12, C, E, le béta-carotène, le lycopène, la lutéine, la vitamine D, le Silicium.

 

L’action indispensable des vitamines.
La vitamine B6 permet au magnésium de rentrer dans les cellules. En dehors des cellules, le magnésium n’a aucune action positive. Chez la mère le manque de magnésium peut entraîner un diabète gestationnel, des caries dentaires, la dépression par défaut de fabrication de Dopamine et de Sérotonine (neurotransmetteurs). Chez le nourrisson, la carence en magnésium à la naissance se traduit par l’irritabilité, l’augmentation des pleurs, et des risques de convulsions.
En conseillant plusieurs fois des femmes enceintes, on est étonné de voir la fraîcheur du visage de la mère qui vient d’accoucher, au point tel qu’on hésite à croire que l’enfant est né car pas un seul pleur n’émane du berceau. On constate cette situation dans 100% des accouchements.

La Vitamine B9. Le manque chez la mère peut provoquer un avortement spontané, une anémie. Chez le nourrisson, la prématurité, des males formations (risque de Spina bifida, c'est-à-dire d’un défaut de fermeture du tube neural. Le tube neural est à l’origine de la moelle épinière).

Les vitamines C et E agissent pour protéger la mère des vergetures.

La vitamine D est indispensable pour faciliter le passage du calcium dans le sang, en vue de sa fixation sur l’os. Elle intervient de façon efficace pour améliorer les défenses immunitaires.

L’action indispensable des minéraux.

Le Magnésium est un métal important. Il est impliqué dans environ 300 réactions biologiques, qui permettent la fabrication des éléments indispensables au fonctionnement et à la construction de toutes nos cellules.
En Allemagne, l’apport de Magnésium est systématique au cours de la grossesse. Le manque de Magnésium rend l’accouchement plus difficile à cause des troubles engendrés par des contractions proches de la tétanie.

Le Zinc. Le manque de zinc, élément essentiel pour la fabrication des protéines, entraîne des troubles proches de ceux de la carence en Magnésium. Le zinc intervient dans environ 200 réactions biologiques.

Le Fer est un métal essentiel dans la production des globules rouges et de la Dopamine. Il faut éviter un apport trop élevé qui provoque des troubles d’oxydation cellulaire. Voir aussi le dernier paragraphe de ce document : « Ce qu’il faut éviter ».

Le calcium doit être renforcé vers la fin du 5ème mois. C’est à ce moment que le nourrisson accélère sa construction osseuse. Un apport supplémentaire de 1000 mg/jour est suffisant. Cet apport est obtenu par un comprimé de carbonate de calcium, pris le soir, ou par un litre et demi d’eau minérale de Contrex (calcium : 486 mg/litre et magnésium : 84 mg/l) ou d’Hépar (calcium : 549 mg/litre et magnésium 119 mg/litre). Un litre et demi de ces eaux minérales correspond en valeur calcium à 6 yaourts au lait de vache.
La mère doit éviter l’augmentation des produits laitiers qui lui feront prendre du poids et favoriseront l’intolérance au lait du nourrisson. A la naissance le meilleur lait reste celui de la mère : le lait maternisé en boites n’est que du lait de vache modifié.


L’action indispensable des omégas 3.

Tout au long de la maternité, il faut veiller à l’apport d’une huile alimentaire équilibrée en omégas 3/6, associée à un complément spécifique en omégas 3 à longues chaînes (EPA et DHA).

Il y a deux façons d’enrichir ses apports en DHA et EPA :

  • Soit en mangeant des petits poissons gras, tout en se limitant aux sardines, aux maquereaux et aux harengs sous différentes formes culinaires. Ainsi, on évite une surcharge en mercure. Les prédateurs comme le thon contiennent une concentration de mercure, 2.000 fois supérieure à la sardine.
  • Soit en prenant des capsules d’un mélange d’EPA + DHA qui sont des omégas 3 à longues chaînes. Consulter le livre de Jean-Marie Magnien « Réduire au silence 100 maladies avec le régime SEIGNALET », éditions Thierry Souccar. A la fin du livre dans les annexes, il y un texte qui explique les omégas 6 et les omégas 3 à longues chaînes (EPA et DHA).

 

L’importance des apports alimentaires en oméga 3 est essentielle dans la période périnatale des 3 derniers mois de la grossesse jusqu’à l’âge de 2 ans. Ils sont indispensables à la formation du tissu nerveux du cerveau. Les aliments lactés sont pauvres en oméga 3. La dépression qui suit une grossesse, appelée « Baby blues », correspond à des carences micronutritionnelles, et plus particulièrement aux carences en DHA et EPA, qui ont été siphonnés chez la mère par le foetus et par l’allaitement maternel. Les carences en micronutriments associées aux omégas 3/6 aboutissent à un effondrement de la Dopamine et de la Sérotonine, point de départ de la dépression.

Ce qu’il faut éviter.

La complémentation en fer systématique sans le contrôle du dosage de la Ferritine qui est la molécule de stockage du fer. Il faut savoir que le complément le plus prescrit en France (l’un des derniers pays à le conseiller) est du sulfate de Fer. Dans 30% des cas, il donne des douleurs vives aux intestins. Ces douleurs correspondent à une oxydation de la paroi de l’intestin grêle qui s’accompagne de saignements.
En mangeant une fois par semaine du foie de volaille ou du boudin noir, cela apportera une bonne quantité de fer très assimilable, sans risque oxydatif. Ce fer est issu du foie sous forme de Ferritine et dans le sang sous forme d’hémoglobine.


L’alcool est interdit de façon absolue, ainsi que le tabac actif ou passif.
En pratique que prendre comme vitamines et minéraux ?

Ils sont identiques à ceux décrits dans la fiche ci-dessous.