Huile équilibrée en oméga 3 et oméga 6.


Rappel de chimie facile à comprendre.

Sur notre planète, l’eau, l’air, les ressources en gaz, en pétrole, en charbon, toutes les plantes, tous les animaux, y compris l’homme, sont composés de 95 à 100% de seulement trois types d’atomes : l’hydrogène (symbole H), l’oxygène (symbole O) et le carbone (symbole C). Les atomes de carbone, d’oxygène et d’hydrogène, sont les constituants des graisses. Il est difficile de faire plus simple.

  • Les apports en oméga 3 sont liés à la consommation d‘huile de colza, de noix, de lin, de chanvre et de poissons gras : sardines, maquereaux, harengs, saumons, truites saumonées. Il faut exclure le thon, riche en oméga 3, grand prédateur qui concentre dans sa chair les dioxines et le mercure. Cette concentration est environ 2000 fois supérieure à poids égal à celle de la sardine.
  • Les excès en oméga 6 sont liés à la consommation d’huile de maïs, de tournesol et de viandes d’animaux d’élevage intensif, nourris aux tourteaux de maïs et de tournesol.
  • Pourquoi oméga ? Pourquoi 3 et 6 ?

C’est très simple. Comme dans toutes les sciences il faut des conventions de vocabulaire pour se comprendre. Oméga est la dernière lettre de l’alphabet grec. En chimie des corps gras, oméga désignera CH3, la fin de la molécule. Le chiffre 3 qui suit oméga indiquera une particularité (CH = CH insaturé en hydrogène) sur le 3ème carbone, situé en 3ème position par rapport à la fin de la molécule (position dite : oméga), (voir les schémas suivants).

Oméga 3 → CH3- CH2- CH=CH- CH2-CH2....COOH.
  1 2 3  
Oméga 6 → CH3- CH2- CH2- CH2- CH2- CH=CH…..COOH.
  1 2 3 4 5 6


L’équilibre est une nécessité absolue.

Exemples : la température du corps, l’acidité du sang, le rythme cardiaque, la respiration ne s’écartent jamais d’une zone d’équilibre. Quand l’équilibre est rompu, la maladie est installée. L’équilibre entre la série des omégas 3 et la série des omégas 6 est une nécessité.

On doit se situer à 1 oméga 3 pour 4 à 5 omégas 6. Il faut ajouter qu’un équilibre entre l’alimentation de l’esprit et celle du corps est nécessaire pour préserver l’équilibre général.

Mais à quoi sert cette huile équilibrée en omégas 3/6 ?

Toutes les parois des cellules de notre corps sont constituées de cholestérol (en moyenne 25%), de graisses saturées, de protéines, d’hydrates de carbone (C – OH), et d’une répartition spécifique en oméga 3 et oméga 6, selon les tissus : le cerveau, le coeur, les vaisseaux, les os, etc. Pour les cellules de la peau, le mélange équilibré des molécules en oméga 3 et en oméga 6, limite la déshydratation. On voit disparaître les ridules du visage. Une huile équilibrée alimentaire en omégas 3/6, est plus efficace qu’une crème hydratante. L’association des omégas 3/6 et d’une crème hydratante, donne des résultats remarquables.
De plus, ces molécules oméga 3 et oméga 6 sont transformées à l’intérieur de nos cellules en molécules biologiques puissamment actives : les prostaglandines. Il en existe deux catégories :

Celles dérivées des omégas 3 sont anti-inflammatoires, anticancer, antiallergiques et protègent des thromboses vasculaires. On les appelle les omégas 3 à longues chaînes.

Celles dérivées des omégas 6 ont des propriétés strictement inverses. Ainsi un déséquilibre au profit des omégas 6, favorisera des pathologies redoutables.

Quelles huiles et quelle margarine dans ma cuisine ?

Il faut 2 types d’huiles : l’huile d’olive et l’huile équilibrée en oméga 3 et en oméga 6. Une seule margarine a ma préférence : Saint-Hubert Oméga 3. La raison tient au fait que son équilibre en omégas 3/6 est satisfaisant, que sa texture se rapproche du beurre, et qu’il n’y a pas de graisses trans. Cette margarine ne doit servir qu’à tartiner mais ne sera jamais utilisée pour la poêle. Elle s’oxyde sous l’effet de la chaleur vive, à cause du colza ou du lin, riches en oméga 3. Cela n’empêche pas le fabricant d’imprimer sur la boite : « à cuire et à tartiner ».

L’huile d’olive ne sera pas obligatoirement « Bio », si elle sert uniquement à la poêle et pour faire les frites. Dans ces conditions, sa consommation alimentaire reste restreinte. Elle résiste jusqu’à 216 C°, très proche de la résistance de l’huile d’arachide 227 C°. Or contrairement à l’huile d’olive, l’huile d’arachide est saturée et, de ce fait, va rendre rigide les parois cellulaires. Cela est néfaste.
L’huile d’olive contient de puissants antioxydants de type flavonoïde (classe chimique qu’on trouve dans les plantes, comme le thé vert, le vin rouge, etc.), en particulier l’hydroxytyrosol. Ces antioxydants ont un effet protecteur sur les tissus cardiaques.

L’huile équilibrée en omégas 3/6, doit être « Bio ». Elle est souvent constituée d’un mélange d’huiles « Bio », pression à froid (colza-noix-olive, voire lin ou chanvre). Le rapport entre les molécules omégas 3 et les molécules omégas 6 est selon les récoltes, de 1 oméga 3 pour 4 à 5 omégas 6.

Cette huile ne supporte pas la chaleur vive. On doit la réserver pour les sauces de salades et les ajouts sur les aliments sortis de la cuisson (de préférence à la vapeur douce). On la répartit sur les féculents, les poissons, les légumes, dans les soupes. La quantité minimum de consommation quotidienne doit être de 3 à 4 cuillères à soupe par jour. Elle ne fait pas grossir, car elle est constamment utilisée pour reconstruire les parois des cellules,
pour fabriquer les prostaglandines, de plus, elle est très facilement transformée en énergie. Cette huile se conserve en verre brun, à l’abri de la lumière, rangée dans un placard. Ne pas laisser la bouteille en plein soleil, car elle subit une oxydation.

L’huile de noix, naturellement équilibrée, contient de la vitamine E disponible sous deux formes chimiques très efficaces : l’Alpha tocophérol et le gamma tocophérol. Le gamma tocophérol est très adapté pour neutraliser un oxydant ravageur : le Peroxynitrite.

L’huile de colza est utilisée pour sa richesse modérée en oméga 6 et suffisamment riche en oméga 3.

On n’utilise jamais l’huile de lin seule, trop riche en oméga 3, car elle s’oxyde très rapidement. Ceux qui prennent en excès des omégas 3, risquent des oxydations cellulaires, en particulier au niveau du cerveau. Comme toujours, les excès sont toujours sanctionnés à plus ou moins long terme.
De nombreux tableaux en Russie étaient dès l’origine badigeonnés à l’huile de lin. Comme le lin s’oxyde rapidement, les tableaux se sont assombris. L’élimination de la couche de lin leur redonne leur splendeur.

Ne jamais acheter des huiles raffinées souvent présentées en flacons plastifiés, transparents. Ces huiles sont raffinées au sens des raffineries de pétrole. Exposées sur les rayons, sous les néons, elles se dégradent en produits cancérigènes (sous l’action de l’oxygène Singulet, produit par l’action des photons des tubes néon). Le cancer est silencieux et patient, il s’installe entre 1 an et 40 ans.

L’industrie agroalimentaire demande le maximum de profit, et pour cela, il faut un rendement maximum. La recette pour obtenir une huile raffinée consiste à utiliser les résidus de tourteaux de tournesol, de maïs. On ajoute un solvant de la famille du benzène, on chauffe à près de 200 C° (véritable pyrolyse), on presse. On obtient un liquide noirâtre qu’on filtre sur du sable compacté : une huile presque incolore apparaît. A ce stade, elle est dite : « raffinée ».

Pour plus d’informations, se reporter au livre de Jean Marie Magnien «Réduire an silence 100 maladies avec le régime SEIGNALET », éditions Thierry Souccar. Un texte important est consacré aux graisses alimentaires.