Conclusion

En guise de conclusion on pourrait résumer ce livre en répondant à la question : « J’ai une ou plusieurs des pathologies citées au chapitre 6. Que dois-je faire ? »

1• Croire que c’est possible même après quarante ou cinquante ans de pathologie. J’ai rencontré des cas édifiants comme celui d’un eczéma qui a duré quarante-trois ans et s’est éteint en trois mois.
Malgré tant d’années d’une alimentation inadaptée, nos cellules ne connaissent ni la haine, ni la vengeance, ni la rancune.

2• S’armer de persévérance, ne jamais se décourager, le taux de réussite est très élevé, entre 80 et 100 %. C’est sans risque pour la santé. Le chemin est laborieux mais le but est agréable.

3• Être très sérieux en appliquant la diététique. Il vous arrivera de craquer. Mais évitez de le faire une à deux fois par semaine, a fortiori dans les six premiers mois.

4• Associer chaque jour les compléments alimentaires, en les choisissant sur la base de ce qui est expliqué au chapitre 12 (p. 201) et surtout sans fer et sans cuivre.
Ne pas oublier le soir, le complément en calcium, sous forme de sachet ou de comprimé (Caltrate® sans aspartame en comprimés ou Cacit 500® ou 1 000 en sachets).

5• Bien choisir sa margarine, pour moi Saint-Hubert oméga-3, pour d’autres une margarine riche en oméga-3 et non hydrogénée, son huile pour cuire (olive) et le mélange équilibré en oméga-3 et oméga-6 pour les sauces de salades et l’assaisonnement des légumes, les légumineuses, les tubercules (pomme de terre, topinambour, etc.), le riz, le quinoa une fois cuits.

6• La cuisson à la vapeur douce, le plus souvent possible.

7• Ne jamais se laisser influencer ni par les médecins, ni par les médias et encore moins par vos proches. Quelle compétence ont-ils pour juger la diététique de Jean Seignalet s’ils se contentent de la rejeter sans l’avoir pratiquée ?

8• Si vous êtes invité, restez discret, évitez de prendre du pain, goûtez un peu le fromage. Pour le reste, il vous sera difficile d’éviter les sauces à la crème, voire le fromage d’un gratin. Mais vous devez exclure la fondue savoyarde qui réunit le pain et le fromage.
Attention, les pathologies nous rattrapent parfois en moins de vingt-quatre heures, surtout quand il y a des abus flagrants.
Bien avoir à l’esprit qu’un écart exceptionnel ne vous fait jamais perdre le bénéfice de tous vos efforts. Contrairement, au jeu « des petits chevaux », vous ne retournez pas à l’écurie, vous reculez d’une ou deux cases. En revanche les erreurs souvent répétées, voire deux à trois fois par semaine, activeront vos pathologies en permanence. Mais si vous reprenez courage, vous retrouverez rapidement la santé.

9• Ne pas s’inquiéter des troubles du décrassage. Le décrassage cellulaire s’installe dans plus de 95 % des cas, entre la première et deuxième semaine après la mise en place de la diététique sans gluten ni laitages. Le décrassage cellulaire correspond au rejet dans la circulation sanguine de macromolécules alimentaires ou bactériennes qui étaient piégées dans les cellules graisseuses. Parfois les conséquences sont violentes. Par exemple, pour un psoriasis, il peut y avoir une extension de la pathologie à d’autres régions du corps.
L’aggravation de la maladie est rarement le seul symptôme. On peut voir apparaître des colites, des diarrhées, des douleurs articulaires, des migraines, des troubles du sommeil. Ces troubles
du décrassage sont un bon signe. Cela annonce un nettoyage du corps qui peut durer quatre à six semaines. Il sera suivi de périodes d’accalmies. On évoluera vers une amélioration de la pathologie.
Il est très important de savoir que le décrassage existe. Cette période affole souvent la personne. Imaginez quelqu’un dire à son entourage ou à son médecin qu’en arrêtant le gluten et les produits laitiers, il a provoqué une crise de douleurs articulaires : personne ne le croira ; pire, on pensera qu’il est devenu fou. Trois à six mois plus tard quand la pathologie sera réduite au silence et qu’il affirmera que ses douleurs ont disparu grâce à la diététique sans gluten ni laitages, on pensera qu’il est encore plus fou.


10• Bien choisir son médecin. Dans le livre, j’ai pu vous paraître un peu sévère en critiquant le manque de connaissances des médecins en diététique et en nutrithérapie. Je ne suis pas seul à dénoncer cette situation car des médecins de renommée internationale le pensent également.
Je voudrais exprimer toute ma sympathie, mon respect à l’égard des médecins qui font l’effort de se former très sérieusement.
Chaque année, je vois des médecins, au cours de ma conférence à Bruxelles, dans le cadre de la formation en médecine nutritionnelle du Cerden (cette conférence développe plus scientifiquement ce qui est expliqué dans ce livre). Je sais que ces médecins ne me tiendront jamais rigueur des critiques exprimées dans ce livre, à l’égard de la médecine. Ils savent que j’ai raison. Moi aussi, jusqu’en 2002, j’étais ignorant.

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